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Simulateur Monte-EscalierAides 2026 et devis d'installateurs
Droit en vigueur au 23 août 2026

Démarchage et monte-escalier : ce que la loi interdit depuis le 11 août 2026

Une règle nouvelle et peu connue vient de changer la donne dans cette niche : le démarchage téléphonique portant sur l'adaptation du logement au vieillissement est désormais interdit, sans exception de consentement. Voici ce que vous pouvez opposer à un vendeur, et les délais qui vous protègent si vous avez déjà signé.

Si l'on vous appelle pour vous vendre un monte-escalier, l'appel est illégal

L'article L223-1 du code de la consommation, dans sa rédaction issue de la loi n° 2025-594 du 30 juin 2025 et entrée en vigueur le 11 août 2026, interdit « toute prospection commerciale de consommateurs par des professionnels, par voie téléphonique, ayant pour objet l'offre de prestations de service, la vente d'équipements ou la réalisation de travaux pour des logements en vue de leur adaptation au vieillissement ou au handicap ».

Un monte-escalier entre sans ambiguïté dans ce champ. Vous n'avez ni à vous justifier, ni à invoquer Bloctel, ni à demander votre retrait d'un fichier : l'appel n'aurait pas dû avoir lieu.

Ce qui a changé exactement

Régime du démarchage téléphonique avant et après le 11 août 2026.
Jusqu'au 10 août 2026Depuis le 11 août 2026
Principe général Appel autorisé, sauf inscription sur Bloctel Appel interdit sauf consentement préalable, libre, spécifique, éclairé et univoque
Adaptation du logement
au vieillissement
Encadré, mais permis Interdit, même avec votre accord
Seule réserve : l'exécution d'un contrat en cours
SMS, e-mail, réseaux sociaux Soumis au régime des données personnelles Interdits pour ce secteur, article L223-8
Charge de la preuve Sur le consommateur Sur le professionnel, qui doit prouver la licéité de l'appel
Sanction Amende administrative Jusqu'à 75 000 € et 375 000 € pour une société,
et nullité du contrat

Sources : loi n° 2025-594 du 30 juin 2025, article 13 ; articles L223-1, L223-8, L242-12 et L242-16-1 du code de la consommation ; décret n° 2026-662 du 23 juillet 2026 relatif au recueil, à la conservation et au retrait du consentement.

Et nous, dans tout ça

La question est légitime, alors autant y répondre franchement. Nous n'appelons personne. Nous ne constituons aucun fichier de prospection, nous n'achetons aucune liste, et nous n'envoyons ni SMS ni courriel commercial. Un installateur ne vous appelle que si vous avez vous-même rempli le formulaire de ce site en cochant la case par laquelle vous demandez à être rappelé, et il le fait sous 48 heures, au seul sujet du projet que vous avez décrit.

Cette différence n'est pas rhétorique : elle sépare l'appel que vous avez sollicité de la prospection que la loi interdit. Si vous ne voulez pas être appelé du tout, n'utilisez pas le formulaire : le simulateur vous donne votre aide et votre reste à charge sans qu'aucune coordonnée ne soit saisie.

Les cinq protections qui jouent en votre faveur

1. Quatorze jours pour changer d'avis

Tout contrat conclu hors établissement, c'est-à-dire ailleurs que dans le magasin du professionnel, ouvre un droit de rétractation de 14 jours au titre de l'article L221-18 du code de la consommation. Le délai court à compter de la conclusion du contrat pour une prestation de services, ou de la réception du bien pour une vente. Le jour de la signature ne compte pas, et si l'échéance tombe un samedi, un dimanche ou un jour férié, elle est reportée au premier jour ouvrable suivant.

La rétractation n'a pas à être motivée. Le formulaire type doit vous être remis avec le contrat ; à défaut, une lettre recommandée suffit, et l'absence de ce formulaire prolonge le délai.

2. Sept jours sans pouvoir vous faire payer

C'est la protection la plus efficace, et la plus ignorée. L'article L221-10 interdit au professionnel de recevoir un paiement ou une contrepartie, sous quelque forme que ce soit, avant l'expiration d'un délai de sept jours à compter de la conclusion du contrat hors établissement. Ni chèque d'acompte, ni empreinte bancaire, ni signature d'un contrat de crédit affecté qui se débloque immédiatement.

La sanction n'est pas symbolique : deux ans d'emprisonnement et 150 000 € d'amende, au titre de l'article L242-7. Un vendeur qui insiste pour repartir avec un chèque le soir même sait ce qu'il fait.

3. L'abus de faiblesse

Lorsqu'un professionnel abuse de la vulnérabilité ou de l'ignorance d'une personne pour lui faire souscrire un engagement, les articles L121-8 à L121-10 s'appliquent. La peine est de trois ans d'emprisonnement et 375 000 € d'amende, montant qui peut être porté à 10 % du chiffre d'affaires annuel moyen proportionnellement aux avantages tirés du délit. Le contrat est de surcroît nul et de nul effet.

Les situations visées sont celles que les familles décrivent le plus souvent : une visite qui s'éternise, une personne seule, un état de santé fragile, une signature obtenue en fin de soirée. La vulnérabilité s'apprécie au cas par cas, l'âge seul ne suffit pas, mais il pèse.

4. Les pratiques commerciales trompeuses

Annoncer une aide qui n'existe plus, un partenariat public inexistant ou une remise conditionnée à une signature immédiate relève de l'article L121-2. Les sanctions vont jusqu'à deux ans d'emprisonnement et 300 000 € d'amende, l'amende pouvant être portée à 10 % du chiffre d'affaires annuel moyen ou à 50 % des dépenses engagées pour la pratique, et jusqu'à cinq ans et 750 000 € lorsque la pratique passe par un service de communication en ligne.

Le cas typique dans cette niche est le crédit d'impôt de 25 %, supprimé depuis le 1er janvier 2026 et encore brandi en fin de rendez-vous pour justifier une remise. La qualification relève toujours du juge, mais un argumentaire bâti sur un dispositif abrogé doit vous faire reposer le stylo.

5. La nullité du contrat issu d'un démarchage interdit

C'est la nouveauté de 2026, et elle est puissante. Un contrat conclu à la suite d'une prospection téléphonique prohibée est nul. Vous n'avez pas à démontrer un préjudice ni à respecter un délai de rétractation : l'irrégularité est en amont, dans l'appel lui-même. Le professionnel qui en a bénéficié est présumé responsable, sauf à prouver le contraire.

Les six signaux qui doivent vous alerter

  1. L'appel que vous n'avez pas demandé. Sur ce sujet précis, il est illégal. Point de départ de tout le reste.
  2. La référence à un organisme public. L'Anah ne mandate aucun démarcheur. Personne ne vous appelle « au nom de MaPrimeAdapt' » ou d'un « programme national d'adaptation ».
  3. La remise qui expire ce soir. Un rail courbe se fabrique en six à dix semaines ; aucune tarification sérieuse ne dépend de l'heure à laquelle vous signez.
  4. Le prix annoncé sans relevé de l'escalier. Sur un escalier tournant, un devis ferme sans mesure sur place est soit une estimation déguisée, soit un appel à avenant.
  5. La demande de documents personnels. Numéro fiscal, numéro de sécurité sociale ou relevé d'identité bancaire n'ont rien à faire dans une prise de contact commerciale.
  6. Le crédit affecté signé dans la foulée. Il transforme une rétractation simple en démarche à deux volets, et se débloque parfois avant les sept jours légaux.

Si c'est déjà arrivé

  1. Notez tout de suite les faits. Date et heure de l'appel ou de la visite, nom de l'entreprise et du commercial, numéro appelant, ce qui a été dit. Ces éléments sont ce qui fera la différence.
  2. Rétractez-vous par écrit, en recommandé avec accusé de réception, dans les 14 jours. Conservez une copie et la preuve de dépôt.
  3. Faites opposition si un chèque a été remis ou un prélèvement mis en place avant le délai de sept jours, en signalant à votre banque le motif.
  4. Signalez la pratique sur SignalConso, le service de la DGCCRF. Les signalements alimentent les enquêtes, qui ont donné lieu à plusieurs amendes de plusieurs centaines de milliers d'euros dans le secteur voisin de la rénovation énergétique.
  5. Faites-vous accompagner. Une association de consommateurs, le point justice de votre commune ou le service social de votre mairie savent rédiger ces courriers. En cas d'abus de faiblesse sur une personne vulnérable, un dépôt de plainte est possible.

Ce que nous ne prétendons pas

Cette page décrit le droit, pas votre dossier. Nous ne sommes ni avocats, ni juristes, et l'appréciation d'une pratique commerciale se fait toujours au cas par cas. Les textes cités sont vérifiables, les numéros d'articles donnés pour que vous puissiez les lire vous-même sur Légifrance. Si l'enjeu financier est important, l'avis d'un professionnel du droit vaut mieux qu'une page web, celle-ci comprise.

Questions fréquentes

A-t-on le droit de m'appeler pour me vendre un monte-escalier ?

Non. Depuis le 11 août 2026, l'article L223-1 du code de la consommation interdit toute prospection commerciale par téléphone portant sur des équipements ou des travaux d'adaptation du logement au vieillissement ou au handicap. Contrairement au régime général, votre consentement ne lève pas cette interdiction : elle est absolue, sauf s'il s'agit de l'exécution d'un contrat que vous avez déjà signé.

Et par SMS ou par e-mail ?

La même interdiction s'applique. L'article L223-8 du code de la consommation l'étend aux SMS, aux messageries interpersonnelles, aux courriels et aux réseaux sociaux. Un message publicitaire non sollicité vous proposant un monte-escalier est donc illicite au même titre qu'un appel.

Que risque l'entreprise qui m'appelle malgré tout ?

Une amende administrative pouvant atteindre 75 000 € pour une personne physique et 375 000 € pour une société. Surtout, le contrat conclu à la suite d'un démarchage interdit est nul, et le professionnel qui en bénéficie est présumé responsable sauf preuve contraire.

J'ai signé chez moi, puis-je revenir en arrière ?

Oui. Pour un contrat conclu hors établissement, vous disposez d'un délai de rétractation de 14 jours, prévu par l'article L221-18 du code de la consommation. Il court à compter de la conclusion du contrat pour une prestation de services, ou de la réception du bien pour une vente.

Le vendeur peut-il encaisser un acompte le jour de la signature ?

Non. L'article L221-10 interdit tout paiement et toute contrepartie, sous quelque forme que ce soit, avant l'expiration d'un délai de 7 jours à compter de la conclusion d'un contrat hors établissement. Le non-respect de cette règle est puni de 2 ans d'emprisonnement et de 150 000 € d'amende.

L'Anah ou MaPrimeAdapt' peuvent-ils me démarcher ?

Jamais. L'Anah ne mandate aucun démarcheur. Toute personne qui se présente au téléphone ou à votre porte au nom de MaPrimeAdapt', de l'Anah ou d'un prétendu programme gouvernemental usurpe une qualité. Raccrochez, ne donnez ni numéro fiscal, ni numéro de sécurité sociale, ni coordonnées bancaires.

La démarche inverse : c'est vous qui appelez

Décrivez votre escalier, et jusqu'à trois installateurs de votre département vous rappellent sous 48 heures, uniquement sur ce projet. Aucune revente de coordonnées, aucun message commercial, et vous pouvez retirer votre demande à tout moment en nous écrivant.

Si vous préférez ne parler à personne pour l'instant, le simulateur fonctionne sans aucune coordonnée.

Recevez jusqu'à 3 devis

Gratuit, sans engagement. Réponse d'installateurs de votre département.

Votre demande n'est transmise qu'à des installateurs de votre département, et uniquement au sujet du projet décrit ci-dessus. Vos coordonnées ne sont ni revendues, ni utilisées pour vous proposer autre chose, ni conservées au-delà de la durée nécessaire. Politique de confidentialité.

Vous préférez d'abord chiffrer votre aide ? Utilisez le simulateur MaPrimeAdapt', sans coordonnées à saisir.